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Préparer et bien vivre votre retraite

Principe de base : la répartition

Les régimes de retraite (de base ou complémentaires) fonctionnent sur le mode de la retraite par répartition : les pensions versées aux retraités dans l'année sont financées par les cotisations des actifs payées la même année.

Le système de retraite actuel permet de percevoir une pension évaluée selon son activité professionnelle (niveau de salaire, nombre de trimestres…).

Ce système est fondé sur la solidarité entre générations. Les actifs cotisent, par le biais de leurs salaires, obligatoirement à la retraite.
Deux notions sont à prendre en compte :

  • « l'âge légal de départ », l'âge à partir duquel on est en droit de demander sa retraite (que l'on ait ou pas le nombre de trimestres requis pour bénéficier d'une pension de retraite à taux plein)
  • « l'âge de départ à taux plein », l'âge minimal pour toucher automatiquement sa retraite à taux plein (peu importe le nombre de trimestres cotisés).
Ces âges sont différents et varient en fonction de l'année de naissance.
Année de naissance Âge légal de départ Âge de départ à la
retraite à taux plein
Nombre de
trimestres cotisés
pour partir à
taux plein
Avant le 1er juillet 1951 60 ans 65 ans 162
1er juillet 1951 60 ans et 4 mois 65 ans et 4 mois 163
1952 60 ans et 8 mois 65 ans et 8 mois 164
1953 61 ans 66 ans 165
1954 61 ans et 4 mois 66 ans et 4 mois 165
1955 61 ans et 8 mois 66 ans et 8 mois 166
1956 62 ans 67 ans 166

Cas particuliers : les travailleurs indépendants et les fonctionnaires

  • Pour les industriels, commerçants et artisans, l'âge légal de départ se rapproche peu à peu des 62 ans, il n'y a en revanche pas d'âge de départ à taux plein.
  • C'est différent pour les membres de la fonction publique pour qui l'âge de départ à la retraite varie de 55 à 70 ans selon le corps d'État. Mais on note de manière générale un départ à 60 ans pour les agents actifs et à 65 ans pour les sédentaires. En savoir plus sur la retraite des agents titulaires de l'État >>

Voici la formule de calcul :

salaire annuel moyen X taux de liquidation X durée d'assurance / durée de référence
À quoi correspondent ces termes ?

a. Le salaire annuel moyen
Le salaire annuel moyen correspond à la moyenne des 25 meilleures années de salaire au cours de la carrière dans le secteur privé ; revalorisées et limitées au plafond annuel de Sécurité Sociale soit pour 2011, 35 352 EUR .

b. Le taux de liquidation
Il s'agit du taux pris en compte pour le calcul de la retraite et s'applique sur le salaire annuel moyen.
Le taux de base est le taux plein qui est de 50 %.
Entre l'âge légal de départ et l'âge de départ à taux plein (avec le nombre de trimestres requis), il s'exerce une décote par trimestre manquant de 1,25 % (pour les gens nés à partir de 1953).

c. La durée d'assurance
Il s'agit du nombre de trimestres travaillés et cotisés tout au long de la carrière.

d. La durée de référence
C'est la durée minimale de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein. Elle est fonction de l'âge de départ dit « à taux plein ». Cette limite d'âge est variable selon l'année de naissance (par exemple, une personne née en 1950 devra avoir cotisé 162 trimestres pour bénéficier du taux plein à 65 ans, soit en 2015 alors que quelqu'un né en 1956 et après devra attendre 67 ans et 166 trimestres de cotisation pour bénéficier du « taux plein »).

Les indépendants doivent avoir cotisé 163 trimestres au minimum pour bénéficier de leur retraite à taux plein et ce, dès l'âge légal de départ.  
Les fonctionnaires d'Etat bénéficient d'une retraite à taux plein de 75 % calculée sur la base des 6 derniers mois de traitement en activité. En savoir plus sur la retraite des agents titulaires de l'État >>
Les retraites complémentaires :
  • Tout salarié cotise à au moins une caisse de retraite complémentaire, l'ARRCO (organisme fédérateur des institutions de retraite complémentaire pour les salariés, les cadres et assimilés). Les cadres cotisent en plus à l'AGIRC. 

  • Chez les indépendants, seuls les artisans bénéficient d'une retraite complémentaire obligatoire Elle est gérée par le RSI et est aussi comptabilisée en points.

  • Enfin, les agents titulaires d'État bénéficient depuis peu de la retraite additionnelle de la fonction publique. Ils peuvent percevoir la dès leur admission au régime de base dès lors qu'ils ont atteint l'âge de 60 ans.
On perçoit sa retraite complémentaire à taux plein dès lors que l'on perçoit sa retraite de base à taux plein. Si ce n'est pas le cas, la retraite complémentaire est minorée en fonction de l'âge ou du nombre de trimestres cotisés ; la solution la plus favorable au retraité est appliquée.
Chaque année, un certain nombre de points sont attribués au salarié en fonction du montant de ses cotisations. Le montant de la retraite complémentaire annuelle se calcule en multipliant le nombre total de points acquis durant la carrière par la valeur du point au moment du départ. Au 1er avril 2011, le point ARRCO était à 1,2135 EUR et la valeur du point AGIRC était de 0,4233 EUR.
Un principe pérenne ?
Si le système français fonctionne toujours et qu'il nous est envié par nombre de pays, il est bousculé depuis quelques années maintenant par plusieurs phénomènes :
  • L'évolution démographique : arrivée à la retraite des nombreux « baby-boomers  nés dans les années 50, allongement de l'espérance de vie, entrée sur le marché du travail toujours plus tardive, etc.
  • À ce déséquilibre viennent s'ajouter les difficultés liées à la crise économique : difficulté d'emploi des « seniors », période de chômage plus fréquentes, etc.
Des réformes ont été décidées et appliquées depuis presque 10 ans maintenant, elles conduisent inévitablement à l'allongement des durées de cotisation, à la baisse des pensions.
Heureusement, il existe des dispositifs d'épargne en entreprise et d'épargne individuelle qui permettent de compenser au moins partiellement la baisse des revenus liée à la retraite.

En pratique
Pour en savoir plus sur votre retraite, le GIP Info Retraite (groupement chargé de mettre en œuvre le "droit à l'information des assurés sur leur retraite") vous communiquera tous les 5 ans :
  • à partir de 35 ans, les informations sur la reconstitution de votre carrière précisant les droits acquis grâce au « relevé de situation individuelle » ou RSI,
  • à partir de 55 ans, l'« estimation indicative globale », ou EIG, récapitulant les droits acquis et une évaluation du montant futur de votre retraite estimée à différents âges de départ à la retraite.
Votre RSI peut également vous être adressé sur demande, quel que soit votre âge, tous les deux ans au maximum.
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